La charte du cueilleur d’essaim (par l’ADAIF)

Nous reproduisons l’excellente charte du cueilleur d’essaim de l’ADAIF pour information, noter qu’aucun critère d’admission n’est Ă  remplir pour figurer (gratuitement) sur les listes de ce site, merci de nous relancer si votre demande n’a pas encore Ă©tĂ© prise en compte.



Une rĂ©cupĂ©ration d’essaim (photo Constant GARDENER)

La charte du cueilleur d’essaim.

par l’Association pour le dĂ©veloppement de l’apiculture en ĂŽle de France (ADAIF).


Cette charte est Ă©dictĂ©e pour inciter les « cueilleurs d’essaims » Ă  adopter, lors de leurs interventions, une attitude et un comportement qui donnent une image valorisante de l’abeille et des apiculteurs.

Bien que bĂ©nĂ©vole, l’apiculteur, surtout s’il a fait une dĂ©marche pour figurer sur une liste afin d’être contactĂ© pour aller ramasser des essaims, s’engage :

  • Ă€ s’occuper d’un secteur gĂ©ographique proche de son domicile, d’une superficie dont il peut assurer le contrĂ´le tous les jours de la semaine en pĂ©riode d’essaimage.
  • Ă€ ĂŞtre facilement joignable.
  • Ă€ se dĂ©placer dans un temps convenu, en accord avec la personne qui le contacte.
    Dans le cas oĂą il ne le peut pas, Ă  donner les coordonnĂ©es d’un confrère apte Ă  le remplacer.

Il gardera prĂ©sent Ă  l’esprit que l’abeille est un insecte protĂ©gĂ© et que dans de nombreux cas, les essaims inaccessibles peuvent très bien exister sans gĂŞne pour l’entourage.

De la mĂŞme façon, pour les guĂŞpes, frelons, bourdons ou autres, il conseillera de s’adresser Ă  une sociĂ©tĂ© de dĂ©sinsectisation, tout en plaidant la cause de ces insectes dĂ©jĂ  très menacĂ©s.

Conseil : Après s’ĂŞtre assurĂ©, dans la mesure du possible, qu’il s’agit bien d’abeilles, il doit noter avec prĂ©cision, le lieu exact, l’accessibilitĂ©, l’emplacement la taille de l’essaim, enfin le plus de renseignements utiles, pour emporter avec lui le matĂ©riel indispensable.

Ă€ prendre toutes les dispositions nĂ©cessaires au bon dĂ©roulement de cette opĂ©ration. Il gardera prĂ©sent Ă  l’esprit que l’abeille peut piquer, et qu’une piqĂ»re peut quelquefois avoir des consĂ©quences graves.

À avoir un matériel en bon état et un comportement courtois.

Ă€ rĂ©cupĂ©rer la totalitĂ© de l’essaim, quitte Ă  ne venir reprendre sa ruche qu’au coucher du soleil. Chacun sait que si les abeilles qui essaiment perdent leur reine, elles sont incapables de retrouver le chemin de la ruche d’oĂą elles sont parties.

Conseil : L’endroit ou l’essaim est restĂ© un certain temps sera suffisamment imprĂ©gnĂ© d’eau, pour Ă©viter que survivent des petites grappes d’abeilles perdues accrochĂ©es Ă  l’odeur de leur reine.

L’apiculteur, qui adhère Ă  cette charte et ramasse un essaim, le fait Ă  titre gracieux.

C’est dans la majoritĂ© des cas, la condition sine qua non pour que les pompiers ou les services municipaux acceptent de communiquer son adresse.

La commission rappelle d’autres part, que, outre le fait que le salaire de l’apiculteur réside dans le plaisir du ramassage, cette opération lui permet de maintenir son cheptel.

Conseil : Après une intervention sur appel d’une autorité, mairie, pompiers, etc., l’apiculteur se doit de tenir cette autorité informée des suites données.

Chez un particulier, le don d’un pot de miel est une coutume Ă  entretenir, en espĂ©rant qu’il suscitera l’envie d’en consommer sans modĂ©ration.

Nous vous rappelons que le ramassage d’un essaim, moment privilĂ©giĂ©, doit ĂŞtre l’occasion pour les apiculteurs de faire passer l’image d’un insecte discret absolument nĂ©cessaire Ă  la pollinisation et que s’il lui arrive quelquefois de piquer, il faut toujours s’interroger afin de savoir s’il n’y a pas Ă©tĂ© contraint.

2 rĂ©flexions sur “ La charte du cueilleur d’essaim (par l’ADAIF) ”

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